Musique
auprès des personnes âgées hospitalisées en gériatrie
A
l’origine de ce projet : une forte demande des hopitaux pour un
type d’action incluant la relation avec le patient, la musique au chevet
des malades, et le suivi en
collaboration avec le personnel.
LES
OBJECTIFS DES ACTIONS DE PHONAMBULE EN GERONTOLOGIE
En
gérontologie, la musique a tour à tour
un rôle culturel, éducatif, thérapeutique suivant la personne,
le contexte.
DE
LA MUSIQUE AU CHEVET DU MALADE
Dans
ce lieu public qu’est l’hôpital, où la relation s’inscrit le plus
souvent dans une démarche globale de soins, il s’agit paradoxalement
pour le musicien de recréer un espace intime, privé.
« Musiquer » dans chaque chambre, essentiellement
ici auprès des personnes grabataires ne quittant jamais leur lit,
des personnes souvent démentes et coupées du monde, c’est aider
ces personnes à sortir de leur isolement.
DES
MOMENTS DE PARTAGE ET DE « SOIN RELATIONNEL»…
La
vieillesse c’est pour beaucoup dans ces unités de soins, synonyme de démence,
perte de mémoire, atteintes du langage et confusion mentale, troubles
phasiques, praxiques, oubli de se nourrir… Ici, le musicien
rencontre la douleur, la violence, la plainte, sur lesquelles il
ne peut pas agir en surimpression sonore ce qui engendrerait une sorte de
chaos, mais qu’il doit
parvenir à faire dériver vers l’apaisement, la présence à la musique
en aidant le patient à sortir de sa prostration.
Cette
démarche est extrêmement difficile et demande une grande compétence
humaine, car on ne peut pas éluder le contexte de la souffrance,
il faut le transformer par la qualité de sa présence musicale. Le
musicien pratique - en même temps que la musique - l’immersion dans cette
rencontre avec une personne et sa problématique, quelle qu’elle soit.
Et souvent sans que la parole soit nécessaire, car on change de niveau de
relation.
LA
MUSIQUE EST UN SOIN CULTUREL
Le
passé culturel des personnes âgées étant très diversifié, les
musiciens possèdent un large répertoire pluri-culturel .
C’est la qualité de la rencontre qui détermine l’accueil fait au répertoire
joué, et qui permet la découverte et l’attrait pour de nouvelles
musiques pour lesquelles on aurait sinon été peu réceptif.
La
musique vivante est un soin de l’âme, elle permet de renouer avec la
beauté, l’art, au sens universel.
Elle restitue à chacun ses racines culturelles où se sont
profondément enracinés sa sensibilité et ses goûts musicaux.
LA
COMMUNICATION AVEC LES FAMILLES
Parfois
au chevet d’un patient on trouve un parent, un ami : la musique
aide parfois à renouer des relations altérées par le tabou de la
maladie, de la mort.
UN
PARTENARIAT ACTIF AVEC LES EQUIPES SOIGNANTES
Le
rôle de ceux-ci est primordial, ils participent à la rencontre musicale
quand leur travail le leur permet, ils encadrent les séances en groupe,
ils aident aussi les musiciens à décrypter certaines situations
complexes liées aux dégradations physiques et mentales des patients.